COMMENT S’ASSURER QUAND ON A UN MALUS

Si à force d’infractions routières ou d’autres faits engageant de manière négative votre responsabilité de conducteur, vous avez contracté un ou des malus, votre assurance auto ou assurance moto se trouve forcément alourdie, voire résiliée suivant la gravité de la situation. Dans ce cas, comment allez-vous assurer de nouveau le conducteur à risque que vous êtes aux yeux des assureurs ?

 

La situation d’un conducteur malussé

Prenez tout d’abord conscience de votre situation vis-à-vis des assureurs afin de trouver la solution qui vous correspond. Un conducteur malussé est un conducteur reconnu responsable ou semi-responsable d’un ou de plusieurs accidents, donc considéré par l’Assurance comme un client à risque. La conséquence sur la couverture assurance est une augmentation du prix en raison de l’application d’un coefficient négatif pour mauvais comportement. L’assureur estime en effet qu’un tel conducteur représente plus de risque sur la route et il est même possible qu’il choisisse de résilier le contrat passé avec lui. Dans ce cas, il faut à ce dernier trouver un autre assureur mais ce sera au prix d’une prime très élevée, plus du double de celui d’un conducteur non malussé et non bénéficiaire de bonus, et éventuellement d’une limitation des garanties offertes. L’assurance pour malussé peut se limiter à la couverture responsabilité civile. La situation est pire pour le jeune conducteur malussé puisqu’il supporte déjà la surprime inhérente à son statut. Il serait alors plus intéressant pour lui de trouver un assureur moins cher.

 

Estimation de la charge du conducteur malussé

Un sinistre responsable ou semi-responsable vaut à un malussé une augmentation de sa prime auto ou moto. Un premier accident responsable lui vaudra un malus de 25 % sur sa prime annuelle d’assurance. 56 % pour un deuxième accident responsable, 95 % pour un troisième, 144 % pour un quatrième, 205 % pour un cinquième et 250 % pour un sixième. Cela veut dire que si par exemple un conducteur est responsable direct d’un deuxième accident au cours d’une année, son coefficient sera de 156 % et si sa prime annuelle était de 400 €, elle passe à 400 x 1,56 = 624 €. L’accident semi-responsable quant à lui est sanctionné d’un demi-malus. Avec un malus trop important, il vaut mieux résilier le contrat d’assurance puisque la loi Hamon de 2015 le permet et ce, avant que l’assureur ne le fasse puisque cela lui vaudra d’être blacklisté, puis se faire assurer par un autre assureur proposant de meilleures garanties.

 

Comment trouver une autre assurance pour malussé ?

L’existence des conducteurs à risque est prise en compte par certaines compagnies d’assurance qui alors élaborent des offres spécifiques leur étant destinées. En tout cas, elles sont en mesure de proposer plus que ne le fait le Bureau Central de Tarification qui n’offre que la couverture responsabilité civile. Le conducteur malussé accède de nouveau aux multiples garanties comprises dans les assurances intermédiaires ou tous risques. Il comprendra toutefois que cela lui coûtera beaucoup plus cher compte tenu de son statut « à risque ». Pour trouver l’assureur qui le dépannera, il aura tout simplement à effectuer des recherches sur les offres publiées sur le Web et à les comparer au moyen des simulateurs et comparateurs en ligne. Il se basera sur des paramètres tels que les franchises, les plafonds d’indemnisation, les délais de carence et les exclusions de garanties.

Un excès de malus pourrait valoir à un conducteur d’être résilié et blacklisté aux yeux de tous les assureurs. L’astuce consiste pour lui à demander la résiliation avant l’assureur puis à rechercher un autre qui aura prévu le cas des conducteurs malussés en faisant des comparaisons en ligne. Il lui restera après à en accepter les conditions qui sont onéreuses.

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