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L’humour est la politesse du désespoir…
Juste pour dire que je t’ai lu jusqu’au bout (c’est pénible d’avoir 0 commentaire quand on a mis du temps et de l’énergie dans un article), que c’est une question assez complexe avec de nombreux degrés, que je ne me sens pas le courage pour le moment de me lancer dans un avis ordonné là dessus mais que j’essayerai d’y revenir !
Allez si un petit bout, à chaud. Je pense qu’il y a des gens qui n’aiment pas, quel que soit le degré « c’est méchant, ça ne peut pas être drôle », comme certains n’aiment pas les films d’horreurs etc…
Après, c’est une question de sensibilité personnelle. Bien sûr si on est directement touché par le sujet, ça risque de ne pas bien passer (celui qui a perdu sa famille dans un accident d’avion, les sketchs sur les crash, bon…).
Si on n’a pas de lien direct avec le sujet, là encore, c’est je pense en fonction de la capacité d’empathie de la personne. Le rire c’est instinctif, quel que soit le sujet, on voit bien si on rit de bon coeur même si c’est noir, où si on se sent plus mal à l’aise qu’amusé.
Le rire reste l’arbitre de notre jugement : si je ris spontanément, je ne peux pas dire « il exagère ». Ok c’est méchant, osé etc… mais j’ai quand même bien ris, donc le but est atteint.
Après je pense qu’il y a de toutes façons une sélection naturelle. Un humoriste ne dure pas sans public, si des gens suffisamment nombreux prennent plaisir à écouter un artiste à l’humour noir, on peut penser qu’on qu’on est toujours dans l’humour, si on arrête de rire pour laisser place à un malaise dominant, l’humoriste disparaitra probablement rapidement.
C’est un domaine éminemment difficile car on flirte toujours avec le faux pas, on peut vite faire scandale et se griller à jamais.
Sur les vidéos d’illustration : Guillon en général j’aime bien, même si je trouve ça parfois un peu laborieux, je pense que l’obligation de produire à un rythme élevé le pousse parfois à faire du « noir » par obligation, et c’est moins inspiré.
Les siamoises réelles : Je ne pense pas que qui que ce soit considère ça comme de l’humour.
La parodie des siamois : Ca ne m’a pas fait rire (j’ai pas tout regardé), non parce que « c’est pas bien de se moquer » mais j’ai juste trouvé ça lourd et sans finesse.
Ca en fait de la lecture. Avec le commentaire précédent, je ne sais même plus par ou commencer.
Je ne vais pas pondre un pavé aussi énorme, mais je pense pour ma part qu’on peut rire de tout, et que l’humour, même noir, est globalement rarement gratuit, et qu’il y a en général une conscience derrière.
« Science sans conscience n’est que ruine de l’âme »
Par exemple Guillon est un père de famille, et il fait pas mal d’humour avec des sujets qui le touchent. Il a des enfants et parle bien souvent de la misère des enfants dans ses spectacles, mais sans se moquer, et sans méchanceté apparente.
Mais ensuite comme le dit Ellis, la proximité avec l’évènement joue forcément, et les gouts entrent forcément en ligne de compte.
Au niveau des vidéos, par contre, la seconde bien qu’un peu lourde m’a quand même fait rire. La première est ignoble, mais je ne doute pas que beaucoup ont du rire en la voyant.
J’aime pas trop Guillon car j’ai l’impression qu’il est évident qu’il ne pense absolument rien de ce qu’il dit. A la différence d’un Desproges où on avait toujours un petit doute. Guillon pour moi fait de l’humour noir gratuit. Du coup c’est moins drôle.
Pour ce qui est des vidéos de la fin, la première n’est pas censée faire rire de toute façon non?
@A.thos >>> Un peu comme l’hypocrisie qui serait un hommage que le vice rendrait à la vertu?
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@Ellis75 >>> Merci pour avoir pris la peine (comme à tous ceux qui l’on fait d’ailleurs), de lire tout cela en entier.
Donc, pour réagir, et là encore, j’avoue ne pas savoir moi-même par où commencer…
Je dirais que tu as effectivement raison, et que le paramètre « proximité » joue aussi un très grand grand rôle dans le fait de rire ou non de telle ou telle plaisanterie. C’est indéniable. Le vécu de chacun entre en ligne de compte, et l’on ne pourra pas attendre d’une personne malade qu’elle rie d’un sketch dont le thème est basé sur sa souffrance.
Quant à la culpabilité que certains moralisateurs veulent faire porter à ceux qui en rient de bon coeur, je n’en vois pas l’intérêt, dans le sens, où je considère avoir déjà ri, instinctivement, et de bon coeur à des plaisanteries très « noires » sans considérer le fait comme amusant, mais plutôt la façon dont il est transformé par l’humoriste.
Pour en revenir à Guillon, je suis aussi de ceux qui considèrent que « productivité oblige », ses chroniques quotidiennes sont parfois un peu poussives, mais son spectacle, en revanche, lui, m’a fait beaucoup rire.
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@Klaus >>> Globalement d’accord. Rabelais a tout résumé ![]()
Concernant les vidéos, détrompez-vous. La première vidéo a fait rire beaucoup de monde, et si je l’ai prise pour exemple, ceci n’est pas innocent. Je l’ai vu trainer sur pas mal de forums et chats, avec énormément de commentaires en dessous du type: « MDR, PTDR etc… »
Bon, je pense qu’il s’agit majoritairement d’adolescents avec une conscience en devenir, mais le « l’insolite » provoque bien souvent un rire… nerveux.
J’ai pour ma part, en la visionnant, tout d’abord été abasourdi, puis j’ai tout de même esquissé un sourire, avant d’envisager très logiquement le calvaire qu’elle(s)
vivaient.
Quant à la seconde, même si elle est carrément lourdingue, c’est juste le ton (seconde degré), qui m’a amusé. Ils ont aussi envisagé les inconvénients de la situation… mais différemment.
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@DrMorisset >>> Ah c’est sûr, que Guillon n’est pas Desproges… Il y a bien moins de subtilité dans sa prose, et il ne mettait pas forcément un point d’honneur à ne faire QUE de l’humour noir.
le sujet est ancien mais tellement bien rédigé que je met quand meme mon avis qui le sera beaucoup moins.
je suis un fervent adepte d’humour noir, second degré , ironie . pour guillon je n’aimes pas , je trouve ses blagues trop « facile » , peu de prise de risque et finalement pas si rebelle que ça, le second degr est top evident, pas si mechant que ça quoi ( sauf 1 instant dans l’extrait, ou il critique bien la peur de tourner en dérision la religion musulmane contrairement au catholicisme) ,mais ça la série animée south park (excellente série et modelle de second degré d’humour noir et critique ironique)la dénonce bien mieux dans un double episode.
bref je suis donc d’accord avec tout ce qui a été dit dans cet article. Quand a la phrase : » on peut rire de tout mais pas avec n’importe qui » . Bien sur qu’on peut rire sur un crash de voiture avec quelqu’un qui vient de perde un proche comme ça,on peut meme rire de l’abus de la situation.On peut aussi se prendre un pain dans le nez en toute comprehension. puisque cela rappelera un malheur direct et frais a la personne . on n’en voudras pas a la pesonne prise sous l’emotion de ne pouvoir faire preuve de discernement donc et de ne voir le caratere humouristique, ou se voir reprocher a juste titre deux choses (si on a blagué en toute connaissance de cause bien entendus) :soit notre manque de jujotte, soit notre volonté de se servir de l’humour pour faire du mal .
Les comiques comme guillon font l’inverse , dénonce le mal en sen servant pour faire de l’humour
voila, et pour revenir sur un post qui dit globalement que c’est le public qui juge si le comique va trop loin (losque le rire laisse place au malaise) je ne suis pas d’acord. cela voudrais dire que le sketch de guillon serait moins marrant s’il le jouait exactement de la meme façon mais devant un public cucu qui ne capte pas le second degré et a qui suffit un comique qui dit des gros mots qu’eux n’osent dire pour leur provoquer des fou rires du genre « oua il abuse! » . ( ce public a remplie le stade de france quand meme.. )
Enfin on n epeut parler d’humour noir et second degré sans parler de dieudonné, un des maitre ,qui ne se pose pas de cnecure pour dénoncer certain sujet delicat.
s’on exemple me fait croire que plus on s’approche d’un sujet delicat dans l’humour, plus la faculté de l’auditeur a comprendre le second degré et le caractere denonciateur de la blague diminue. C’est ce qui est arrivé au public français ,la faculté de reflexion occulté , peut etre , par la peur de se voir associé a des idée inacceptable ne s’est pas laisser le temps de reflechir deux seconde pour comprendre ses sketch, resultat le public a tout prix au premier degré comme des imbéciles , et dieudonné direction quebec ou le public doit etre moins con.
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Second degré, humour noir et discernement…
Maître Le Tour a toujours considéré le rire comme une fin. C’est comme çà, aussi simpliste que cela puisse paraître, il considère que ce si banal phénomène, est un sommet en matière de corrélation entre esprit et corps (avec le cul aussi, faut pas déconner non plus, hein!) … Une véritable échappatoire hormonale, venant à la rescousse d’un état de stabilité lors duquel le corps n’exultait pas.
Le rire, réflexe purement instinctif, peut intervenir suite à plusieurs phénomènes, qu’ils soient physiques (chatouilles etc…) ou psychologiques (comique, humour, stress etc…).
Mais comme Maître Le Tour ne craint pas les chatouilles, et que l’interactivité du Web, ne permet pas encore de venir titiller vos aisselles avec une plume d’oie, il a décidé de ne se rabattre que sur l’aspect psychologique des choses: Le comique, l’humour.
Car l’humour est le propre de l’homme, il fait appel à sa capacité à discerner les choses. Ainsi, pour être apte à rire, il faudra dans un premier temps, différencier les deux degrés de la pensée humaine.
Le comique de situation a un degré bien plus spontané et efficace que ce que je nommerai le comique « de narration », dans le sens où le discernement intervient quasi spontanément.
Ainsi, si un homme fait une glissade spectaculaire dans la rue, beaucoup en riront spontanément, sans avoir réellement besoin de s’en remettre à une réflexion quelconque. Le réflexe est alors immédiat.
D’un tout autre côté, le comique volontaire, directement issu de l’Humour, trait de caractère, dont Maître Le Tour ne tarira pas d’éloges, s’en remet directement au discernement réfléchi de l’humain.
L’humour n’a rien d’universel, et chacun en fait preuve à différents degrés, en fonction de son vécu, ce qui lui vaut parfois d’être incompris. Etant le fruit de l’imagination, il met en scène des situations, en les détournant de leur nature initiale.
Ainsi, il est bien souvent amené à singer le malheur d’autrui grâce à une multitude d’artifices. On le qualifiera alors « d’humour noir ».
(Attention, Maître Le Tour attaque la partie lyrique de sa note, il va donc parler à la première personne.)
J’ai pour ma part un très grand penchant pour ce type d’humour, tant il est à mes yeux, une alternative à la tristesse. Souvent considéré comme une raillerie bas de gamme, l’humour noir souffre d’un manque de reconnaissance évident, et sa place dans la société n’est finalement pas à la hauteur de la noble démarche dont il est le résultat.
Certains l’attaqueront sans même le comprendre, ni le vouloir, sous prétexte qu’il met le doigt là où ça fait mal, sans discerner la réalité, ni le message du propos. Beaucoup considèreront alors que l’humour noir n’a aucune conscience, alors qu’en y réfléchissant un peu, il s’agit de tout le contraire.
L’humour noir est prisonnier de la démagogie, enfermé, marginalisé dans un camp de rétrécissement de la réflexion, et humilié par une pseudo bien pensée pleurnicharde, qui diabolise tout et n’importe quoi, sous prétexte de… rien.
Prenons un exemple actuel et tout bête, en visionnant un petit extrait d’un spectacle de Stéphane Guillon…
Stephane Guillon – humour noir
envoyé par mariodelpais. – Regardez plus de vidéos comiques.
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Enfin, il ne s’agit là que d’un point de vue qui n’a bien évidemment rien d’arrêté, et qui, si vous êtes arrivés au terme de cette lecture, pourrait éventuellement faire office d’un début de débat…
(Image d’illustration)